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Retour d'atelier : les nouvelles technologies au service de l'action humanitaire

Quatre jours à Thiès, au Sénégal, avec une vingtaine de participants de plusieurs pays d'Afrique francophone. Ce que nous avons pratiqué, et ce que j'en retiens pour vos projets.

En août 2019, j'ai passé quatre jours à Thiès, au Sénégal, pour un atelier régional consacré à l'application des nouvelles technologies dans l'action humanitaire. Une vingtaine de participants venus de plusieurs pays d'Afrique francophone s'y étaient retrouvés. C'était la deuxième édition de cet atelier, et j'y intervenais comme facilitateur sur la collecte de données avec ODK.

Les participants de l'atelier de Thiès en août 2019, devant la banderole de l'atelier
Thiès, août 2019 : les participants de l'atelier. Logos et affiches floutés.

Pourquoi un tel atelier

Quand une inondation, une épidémie ou un déplacement de population survient, il faut savoir très vite qui est touché, où, et de quoi les gens ont besoin. Les organisations qui disposent déjà d'outils et de personnes formées gagnent des jours précieux. L'objectif était donc simple : que chaque participant reparte capable d'utiliser ces outils de gestion de l'information, et de les remettre en route chez lui en cas d'urgence.

Ce que nous avons pratiqué

Ma partie portait sur la collecte de données sur téléphone avec ODK, l'outil sur lequel est construit KoboCollect :

  • construire un formulaire d'évaluation à partir des questions qu'on se pose vraiment ;
  • le charger sur les téléphones et collecter, y compris sans réseau ;
  • rassembler les réponses sur un serveur, puis les exporter pour les analyser.

Mon parti pris : faire plutôt qu'écouter, avec les téléphones des participants en main.

Ce que j'en retiens pour vos projets

L'outil ne remplace pas la préparation. Un formulaire construit à la hâte le jour de la crise donne des données qu'on ne sait pas exploiter. Les questions, les listes de choix et le tableau final se préparent avant.

On apprend sur un vrai cas. Une enquête réelle de son organisation parle bien plus qu'un exemple d'école : on y retrouve ses propres questions, ses propres difficultés. C'est pour cela que mes formations partent de vos questionnaires.

Le hors connexion n'est pas une option. Dans nos pays, la collecte se fait souvent loin du réseau. Il faut l'avoir testé avant de partir : téléphones chargés, formulaire à jour, envoi des données au retour.

Former des relais. Une seule personne formée dans une organisation, c'est fragile. Deux ou trois personnes capables de reprendre le travail, c'est un outil qui continue de servir.

Et aujourd'hui ?

Les outils ont évolué depuis 2019, mais ces leçons restent valables. Si votre association ou votre équipe prépare une enquête, un suivi de bénéficiaires ou un plan de réponse, je peux vous aider à mettre en place la collecte et à former vos agents.